« La Limite de Hayflick » de Nicolas Gorodetzky (Docteur Rock) par Benoit de Rocquigny

 » En ces temps de canicule (si vous lisez cette chronique en décembre préchauffez votre four une demi-heure puis laissez-le ouvert), une petite brise marine, ou un petit tour en décapotable les cheveux au vent ne peut pas faire de mal.

Quelques palmiers, un cocktail léger à la couleur ensoleillée, pour peu on croiserait Sonny Crockett et Ricardo Tubbs dans leurs plus beaux atours Pastel-Chic au bord de la piscine. Le moins que l’on puisse dire est que le décor est assez simple à planter, aussi simple finalement que de définir la musique de Dr Rock & The Famous Merengo sur cet album. Elle est la bande son parfaite pour cette fin d’après-midi de 1978 à cruiser le long du pacifique à bord d’une belle américaine rutilante.

Dans l’autoradio ? Du Steely Dan, du Doobie Brothers, du Christopher Cross voire même du Toto, des soli de saxo torrides, des harmonies vocales soignées qui ne sont pas rappeler les Eagles ou America et un équilibre parfait entre guitares et claviers feutrés. Il faudrait également mentionner le fantastique solo d’harmonica sur Between lane 2 & 3.

Vous l’aurez compris, si vous avez besoin de vous rafraichir en ces temps de climat suffocant ( à tous les niveaux), rien de tel que de pousser un peu le volume des enceintes au son de ce Willow Creek à la production parfaite et aux mélodies que vous vous surprendrez très vite à siffloter l’air de rien.

Tant qu’à faire un petit saut dans le temps, jetez une oreille au dernier single du groupe « Someday », un hommage particulièrement réussi aux Beach Boys qui nous ramène directement entre 1964 et 1966. Dr Rock & The Famous Merengo s’y connait quand il s’agit de voyager dans le temps tout en nonchalance côtière.

«