Entretien entre les poètes Sarah Mostrel et Hadlen Djenidi

Chère Sarah, cher Hadlen, vous avez en commun d’avoir de multiples talents, pour la poésie, mais aussi notamment pour les arts graphiques comme le dessin ou la peinture au point d’illustrer vos propres ouvrages.

Hadlen, votre vie tout entière est construite comme une fuite en avant, les voyages vous sont consubstantiels. Avons-nous besoin de parcourir le monde pour aimer les Hommes ?

Silences et pudeurs ponctuent vos livres à tous les deux, comment le silence peut-il véhiculer un message ? Le vide, la rupture de ton, permet-il de donner davantage de poids aux mots quoi demeurent ?

L’écriture a-t-elle le pouvoir de rendre un amour immortel ?

Yves Bonnefoy disait « Les poèmes ne sont pas faits pour signifier, ils sont faits pour intensifier les mots. » Recherchez-vous longtemps le juste mot ?

La poésie a-t-elle pour objectif de changer le monde ? Les mots ont-ils un véritable pouvoir ? La poésie reste-t-elle cantonnée dans le champ de l’intime, comme un éveil intérieur, ou bien peut-elle avoir aussi une dimension politique ?